Māoï : enfin un ordinateur adapté à la plongée Handisub ?

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Māoï : enfin un ordinateur adapté à la plongée Handisub ?

Le 17 juin s’est officiellement achevé le tour de Māoï en Bretagne. Après 20 jours de tests ouverts au SMPE, une journée consacrée aux tests handisub avec le GASM de Quimper et une journée évènement organisée par le club de Saint Malo Plongée Émeraude, Māoï revient dans ses pénates, en Méditerranée.

Un séjour de près de 3 mois, riches en évènements et en émotions. Après avoir été testé par une équipe de pompiers début mai, notre prototype a été éprouvé par 3 plongeurs handisub du club de Quimper. Une expérience unique, tant pour nos équipes que pour les plongeurs.  C’est ce que nous confirme Sonia, l’une de nos plongeuses-testeuses.

 

Portrait de Sonia, handiplongeuse

Maman de deux enfants de 11 et 5 ans, Sonia, 42 ans est paraplégique depuis 15 ans, suite à un accident qui la prive de l’usage de ses jambes. Sportive dans l’âme, Sonia s’essaie à plusieurs handisports tels que le tennis de table ou le handbike, que cela soit dans le cadre d’une pratique de loisir ou de compétition. Mais son attrait pour l’eau la rapproche inexorablement de la plongée : « J’adore l’élément aquatique qui me fait beaucoup de bien » confie la jeune maman.

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Sonia, passionnée par la mer, n’hésite pas à jouer les sirènes pour promouvoir la plongée ! (photo : Sonia Ourcival)

C’est ainsi qu’en 2008, Sonia découvre pour la première fois la plongée Handisub, au CREPS de Dinard. Elle intervient alors dans le cadre des cours de futurs moniteurs qui se forment sur la plongée Handisub. Plus tard, le GASM de Quimper ouvre une section pour les handiplongeurs : sa précédente expérience l’encourage à rejoindre le club. En 2010, un voyage en Estartit finit de convertir complètement notre bretonne à la plongée : « C’est lors de ce voyage que j’ai véritablement chopé le virus ! ».

Depuis, poussée par l’appel du grand large, le quotidien de Sonia est ponctué de plongées dans les profondeurs des eaux bretonnes : « Sous l’eau, c’est le bonheur de retrouver une liberté de mouvement et de quitter son fauteuil ! ».

 

 

Mais la routine d’un handiplongeur demande beaucoup d’organisation, comme nous l’apprend Sonia : « C’est une activité qui demande pas mal de temps, le temps de préparation est plus long pour nous. Se changer, gréer son matériel demande de l’énergie. » « Personnellement, j’enfile ma combinaison allongée sur un tapis, soit dans mon fourgon, soit sur le bateau. Je grée moi-même mon bloc à terre puis on me le porte à bord. Ensuite on m’embarque si ce n’est pas une plongée du bord. Je m’équipe avec de l’aide soit juste avant d’aller dans l’eau (si c’est faisable), soit directement dans l’eau. »

Tout au long de cette routine, notre plongeuse handisub bretonne souligne que les pratiquants peuvent compter sur le soutien sans faille de leurs moniteurs : « L’autonomie des handiplongeurs est impossible (nous avons besoin d’aide pour porter notre matériel qui est lourd, l’accessibilité aux bateaux est souvent compliquée). La bonne entente avec nos encadrants ou aides de ponts est primordiale. » 

Pour autant, ces particularités ne privent pas les plongeurs handisub des pratiques de sécurité fondamentales de la plongée, comme la consultation d’un ordinateur. Jusqu’à présent, Sonia fixe son ordinateur à son poignet gauche, ce qui la force à stopper son palmage pour le consulter. « Pour des personnes qui ne bougent pas leurs membres inférieurs, c’est compliqué puisque c’est avec les bras que l’on s’équilibre. »

 

Le test de Māoï : une expérience unique

C’est en mai 2018, que Sonia se voit proposer de tester Māoï, l’ordinateur de plongée à affichage tête haute. D’abord anxieuse à l’idée de le perdre et dubitative sur le fait d’avoir un affichage dans le champ de vision qui pourrait s’avérer gênant, Sonia a finalement été séduite par son expérience avec le prototype : « J’ai été convaincue par le produit qui gère lui-même les informations intéressantes en fonction de l’étape de la plongée. » Ses appréhensions sur l’affichage tête haute ont été rapidement levées : « Un simple coup d’œil vers le haut permet d’avoir ses paramètres, sinon, le regard ne se porte pas sur l’écran mais droit devant nous, du coup pas de gêne, mais plutôt plus de confort par rapport à un ordi classique. » 

 

 

Lorsqu’on lui demande si elle pense que Māoï pourrait aider les plongeurs handisub, Sonia répond qu’elle en est « convaincue ». En effet, Sonia nous rappelle que les handiplongeurs sans mobilité des jambes sont totalement dépendants de leurs membres supérieurs pour compenser leur palmage : « Pour s’équilibrer, se diriger, se stabiliser, tout se joue avec les mouvements de bras. Si on doit regarder un ordi fixé à notre poignet, cela oblige à arrêter ces mouvements nécessaires pendant le temps de la consultation ; ce qui parfois peut nous déséquilibrer (notamment sur des paliers en pleine eau) ».

Dans ce contexte, Māoï simplifie la situation : les informations sont à portée, directement devant les yeux, lorsque le plongeur le souhaite. Un véritable gain de confort, qui permet aux handiplongeurs de profiter de leur plongée en toute sécurité.

C’est donc enchantée par son expérience que Sonia est ressortie de son essai de Māoï. De notre côté, nous sommes ravis que notre innovation puisse faciliter la plongée pour tous ! Nous espérons que nouveaux plongeurs et handiplongeurs auront l’occasion de tester nos prototypes. Pour cela, restez connectés et inscrivez-vous sur nos listes de diffusions pour être tenus informés des prochains essais et démonstrations 😉

Merci à Sonia Ourcival pour son témoignage, au GASM de Quimper pour avoir permis le test, et à Pierre Tafani pour avoir pris en charge les essais en Bretagne.

 



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